L’industrie nucléaire travaille sur des réacteurs petit format

Réacteur nucléaire de petit format ou encore Small Modular Reactor (SMR) est une technologie visant à redynamiser l’industrie du nucléaire et à lui faire peau neuve. Elle affiche des dimensions réduites par rapport à un réacteur classique : 25 mètres de haut pour 4,6 mètres de large pour le cas d’EDF. Le rapport de puissance aussi diminue considérablement. Elle passe de 1600 Mégawatts pour les réacteurs classiques à 150 Mégawatts pour les réacteurs petits format.

Qui sont les principaux protagonistes de cette technologie ?

Parmi les acteurs, nous pouvons citer l’américain NuScale qui a annoncé tout récemment avoir accompli une première grande étape auprès du régulateur du nucléaire. Celle de valider  le design de leur réacteur nucléaire petit format ou SMR. Situant les Etats-Unis comme les favoris dans cette course. On retrouve aussi la Russie qui vient de construire ses premiers réacteurs immergés  avec deux réacteurs de 35 Mégawatts et travaille ainsi sur un concept à terre. Il y a aussi la présence des chinois CGN et CNNC qui réfléchissent à des produits multi-usages : électricité et production de chaleur ou désalinisation de l’eau. Sans oublier le français EDF qui, avec la participation du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), songe au développement de réacteur de petite taille produisant 150 à 170 Mégawatts. Ils doivent néanmoins encore réaliser de solides études pour s’assurer de la viabilité du projet.

Qui pourrait en bénéficier ?

Des études menées par la SFEN ont montrées que les mini réacteurs pourraient intéresser des pays ou des régions sans source d’énergie. Servir pour le chauffage ou la désalinisation d’eau de mer. Mais selon le Directeur de l’énergie nucléaire au CEA, il y a énormément d’étude de marché à faire et que les minis réacteurs nucléaires ne sont pour l’instant que des études de pré-avant projet. Ceci devrait déterminer à la fois les obstacles  techniques mais également les barrières économiques. Cette étude pourrait encore durer un an et demi. Pour rendre ces projets compétitifs, les industriels espèrent des homologations harmonisées d’un pays à l’autre afin de faciliter des exportations potentielles.